Album Mike REINHARDT Trio "Lately"

Albul de jazz de Mike REINHARDT Trio - 2022 - Production ANATEXIE

Avec Mike REINHARDT (Guitare leader)

Benji WINTERSTEIN (Guitare rythmique)

Thierry CHANTELOUP (Contrebasse)

Invités : Marcel LOEFFLER (Accordéon) sur Cession - Blues en mineur - Blusette 

et Alban CHAPELLE (Sax alto) sur Songes d'automne - Fine and Dandy

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Mike REINHARDT; Benji WINTERSTEIN; Thierry CHANTELOUP; jazz manouche

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Mike Reinhardt trio s’est produit le 11 septembre dans le cadre du 13ème festival Jazz à Bar (sur Aube), l’occasion pour lui de présenter son tout nouveau CD, lors d’un apéro concert devant une centaine de personnes, CD que je n’avais pas encore eu l’occasion d’écouter. Avec ce trio, Mike a trouvé l’équilibre parfait entre tradition manouche (la pompe exemplaire de Benji Winterstein et la solide contrebasse de Thierry Chanteloup) et guitare jazz ;  outre le maitre Django ( Mike est né à Forbach dans la communauté manouche et il a toujours baigné dans cette musique), il s’est forgé un style en se frottant aussi à des guitaristes comme Benson,  Bireli Lagrène ou Luis Salinas ; au final un jeu de guitare jazz très personnel alternant phrasé virtuose et chantant et jeu en accords, avec parfois quelques accents blues voir funky.  Mike et son trio  ont régalé pendant une bonne heure un public enthousiaste ; pourquoi diable de tels musiciens ne sont-ils pas plus connus ? Mais maintenant que j’ai écouté le disque, voilà les réflexions qu’il m’inspire :

Le répertoire alterne standards (embraceable you, bluesette, Fine and dandy, all the things you are..mais aussi songe d’automne ou  lately de Stevie Wonder qui donne son titre à l’album), deux compos personnelles convaincantes  de Mike (l’improviste et Popots, sans doute dédié au père de Benji, guitariste lui aussi) et une du grand Marcel Loeffler,( cession),  qui illumine 3 titres de sa très grande classe. Le saxo chaleureux d’Alban Chapelle est lui présent sur deux autres morceaux, ces invités apportant une respiration bienvenue au « tout cordes ». Le trio imprime sa marque à ces standards 1000 et 1000 fois remis sur le métier pour en arriver à ces versions haut de gamme (cf swing 48 par exemple) souvent introduites par de lumineux exposés de Mike à la guitare (cf embraceable you ou You look good to me). La mise ne place est impeccable, la complicité et l’équilibre parfaits entre les 3 musiciens.

Cette configuration judicieuse  (guitare acoustique d’accompagnement, guitare électrique jazz et contrebasse) donne un merveilleux son d’ensemble. La pompe légère et métronomique de Benji Winterstein (ce n’est pas pour rien qu’il est l’un des pompistes les plus demandés en ce moment), la contrebasse au drive puissant de Thierry Chanteloup ( qui chorusse aussi avec autorité) déroulent le tapis de façon impériale à un Mike qui n’a plus qu’a laisser exploser son immense talent : un très beau son, un phrasé linéaire à la belle articulation où les notes chantent, ponctué régulièrement d’accords et d’accélérations foudroyantes qui n’oublient jamais la musique en route (cf son chorus flamboyant sur Fine and dandy), des chorus personnels remarquablement construits et toujours inspirés; ça semble couler tout seul mais quel travail acharné pour en arriver à une telle décontraction !

Un Cd très réussi (à la fin du disque, on n’a qu’une envie : appuyer de nouveau sur « play ») qui, s’il y avait une logique, devrait recevoir un CHOC dans Jazz man et 4 clefs dans Télérama ; ce trio devrait aussi être programmé dans tous les grands festivals ! 

Francis COUVREUX, chroniqueur et critique de jazz